Les lycées publics de Niangoloko sont fermés depuis le jeudi 20 février 2014 jusqu'à nouvel ordre. Ainsi en a décidé le gouverneur de la région des Cascades.
Cette décision fait suite à l'escalade de violence enregistrée la veille avec pour paroxysme, la destruction du maquis et le saccage d'une partie du domicile de Siméon Héma, le président de l'association des parents d'élèves du lycée Santa et deuxième adjoint au maire. Cette décision qui jette du coup des milliers d'élèves dans les rues est diversement appréciée par la population. Certains pensent en effet, qu'elle intervient en retard puisque depuis deux années scolaires pratiquement, les actes de violences perpétrées par les élèves sont légion. Ils citent entre autres la tentative de lynchage du proviseur du lycée municipal et les grèves intempestives. Par contre, d'autres pensent que la mesure est radicale et ne fera qu'envenimer la situation. Toujours est-il que ce sont les élèves qui paient un lourd tribut du fait de cette fermeture.
F.O