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Football : Après Burkina # Sénégal de mercredi : Il nous faut un buteur patenté

| 24.05.2014
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Football : Après Burkina # Sénégal de mercredi : Il nous faut un buteur patenté
© DR / Autre Presse
Football : Après Burkina # Sénégal de mercredi : Il nous faut un buteur patenté
On le sait déjà, la grande attraction le mercredi 21 mai 2014 à Ouagadougou était le match amical international qui a opposé les Etalons du Burkina aux Lions de la Teranga au stade du 4-Août. Au-delà du résultat (1-1), on était curieux de voir comment les vice-champions d'Afrique se comporteraient après leur dernière sortie à Blida le 19 novembre 2013 contre les Fennecs d'Algérie. Eh bien, les poulains de Paul Put n'ont rien perdu de leur vaillance, mais l'attaque pose question. Il n'y a plus de doute, il nous faut un buteur patenté à même de convertir les occasions en but.

On doutait, au départ, que les Etalons soient à la hauteur de la situation face aux Lions de la Teranga compte tenu de la non-activité de certains cadres relégués sur le banc de touche dans leurs clubs respectifs. Mais contre toute attente, ils ont, à quelques exceptions près, tiré leur épingle du jeu. L'équipe, telle qu'on l'a vue, nous a rappelé sa prestation à Nelspruit lors de la Coupe d'Afrique des nations de football en 2013 en Afrique du Sud.
L'envie, la détermination, la volonté animent toujours les joueurs qui font preuve de solidarité dans l'adversité. Mercredi dernier, ils ont été présents dans l'animation du jeu en bousculant constamment les Sénégalais. En attaque, Pitroipa et Bertrand ont souvent été complices dans le jeu et leur rotation a mis à mal la défense adverse.

La fausse note est bien entendu Bancé qui n'a pesé, à aucun moment, sur le bastion défensif des visiteurs. Pire, il s'entêtait à vouloir foncer pour faire parler ses bolides au lieu d'opter pour la passe en retrait, qui est toujours le meilleur choix. Incapable de se faire valoir tout comme Abdoul Razak Traoré, il était l'ombre de lui-même à tel point qu'il constituait un poids mort. Quand on est sans compétition, cela ne trompe pas et aucun miracle ne peut cacher des insuffisances. Ce qui n'est pas le cas, par extraordinaire, pour Pitroipa qui est resté égal à lui-même. Le sociétaire de Rennes, bien qu'écarté du groupe breton depuis un certain temps, a confirmé qu'il a encore sa place en sélection nationale. Sa conduite de balle reste intacte et ce ne sont pas les Sénégalais qui diront le contraire. Dans les phases de jeu, sa présence ne passait pas inaperçue et il lui manquait seulement ce petit jus pour aller jusqu'au bout de ses efforts.

Si l'attaque a tourné à plein régime avec un joueur qui n'était pas dans le coup, il n'en fut pas de même pour le milieu qui a alterné le bon et le moins bon.

Charles Kaboré et Djakaridia Koné (un peu lourd) étaient, par moments, perdus dans le jeu avec des relances approximatives. La percussion n'était pas au rendez-vous comme on s'y attendait et face à des milieux plus costauds ne rechignant pas à la tâche, la défense aurait à chaque descente supporté le poids du match.

C'est avec plaisir qu'on a revu la paire Bakary Koné - Paul Koulibaly dans l'axe. Si le premier a bien tenu son rôle malgré de petites erreurs, le second, lui, persiste dans ses mauvais placements allant même au contact à l'emporte-pièce.

A gauche, Issa Gouo, qui a été préféré à Madi Panandétiguiri non-sélectionné, a bien défendu son côté avec un calme olympien. Jouant sans complexe, il a annihilé de chaudes actions et avant sa blessure pendant le temps additionnel en première mi-temps, il a eu de l'abattage.

L'homme à la barbichette qui n'est autre que Mohamed Koffi est visiblement en méforme. S'il avait, face à lui, un ailier virevoltant de la trempe de Gervais Kouassi Yao, dit Gervinho, de la Côte d'Ivoire, il aurait souffert le martyre.

Que dire du gardien de but, Abdoulaye Soulama, qui s'est laissé surprendre par le maître-tir de Pape Kouly Diop sur un coup franc ? A dire vrai, le sociétaire de l'Asante Kotoko nous a paru peu rassurant et manquant de bons réflexes.

Parmi les nombreux changements opérés pour apporter de la fraîcheur à l'équipe, des joueurs tels que Jonathan Zongo et Prejuce Nakoulma se sont montrés brouillons à souhait.

Dans l'ensemble, les Etalons n'ont pas été ridicules et ce test aura permis au sélectionneur national de mesurer le travail qui l'attend. A quelques mois des éliminatoires de la CAN 2015 au Maroc, le technicien belge a intérêt à se mettre à la recherche d'un buteur patenté pour donner plus d'assise à sa division offensive. Courir tout le temps après la réduction du score n'est pas une bonne chose. Si les Lions n'avaient pas manqué de vigilance dans les derniers instants de la partie, on aurait eu de gros regrets. Ce sont des situations à éviter en septembre, surtout que les points valent leur pesant d'or. On ne pardonnerait pas aux vice-champions d'Afrique s'ils n'obtenaient pas leur ticket pour Maroc 2015. En tout cas, Paul Put a un sérieux problème offensif à résoudre avant que les choses sérieuses ne commencent.

Justin Daboné

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Burkina # Sénégal : 1-1

Ils ont dit

Match assez difficile pour les Etalons, pelouse trop sèche pour certains joueurs, les Etalons sont tout de même parvenus à sauver les meubles pour arracher le nul face aux Lions du Sénégal (1-1). Pour le coach et les joueurs, l'on n'a pas à se plaindre, surtout que l'adversaire était d'un bon niveau.

Bertrand Traoré (milieu) : C'était un match difficile. On devait coûte que coûte nous mettre en confiance devant notre public. Je crois qu'on n'a pas démérité. On a pu arracher le match nul à la fin du temps réglementaire, je pense que c'est une bonne chose.

Pour ce qui me concerne, je suis encore jeune. Je suis en phase de progression, donc je dois accepter de jouer à tous les postes. Ça m'aidera sans doute à aller de l'avant. Si vous avez remarqué, du côté des Pays-Bas, je jouais beaucoup plus à différentes positions qu'à un poste fixe. C'est ce que j'ai fait dans ce match et je suis fier d'avoir joué devant mon public.

Mohamed Koffi (défenseur) : Le Sénégal est une grande nation de football. Vous-même, vous avez constaté que c'était un match difficile. Il fait très chaud en plus, et le terrain était très dur. Tout le monde est en vacance mais on s'est débrouillé pour tenir. C'est bon à prendre et c'est bon pour le moral.

Paul Put (sélectionneur national) : Je suis satisfait du comportement de mes joueurs, car on a joué contre un grand pays. On a pris un but contre le cours du match, mais à mon avis, nous devrions être les premiers à marquer. Le match n'était pas facile. Le terrain n'était pas bon et il fait très chaud. Ce n'est pas une excuse, mais c'est un constat. Certains joueurs sont venus assez tard au regroupement, mais j'ai vu un bon groupe assez solide. On a eu des occasions pour marquer, malheureusement on a raté beaucoup d'occasions.

Vous avez remarqué que Bertrand est revenu sur le côté gauche. Il fallait procéder à des changements pour un meilleur repositionnement tactique et pousser vers l'avant. On était mené au score, donc il fallait pousser et abattre d'autres cartes offensives.

Notre problème est que plusieurs joueurs ne jouent pas beaucoup dans leur club.

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