Transition : Satisfecit des forces vives de la région du Centre-Ouest

| 02.09.2015
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Le Président du Faso Michel Kafando a échangé avec les forces vives de la région des Hauts Bassins le 19 février 2015 à Bobo-Dioulasso. A cette occasion, les représentants des couches sociales de cette partie du Burkina, ont exprimé leurs doléances au président et au gouvernement de transition. Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
© © Leonard Bazié / Présidence
Le Président du Faso Michel Kafando a échangé avec les forces vives de la région des Hauts Bassins le 19 février 2015 à Bobo-Dioulasso. A cette occasion, les représentants des couches sociales de cette partie du Burkina, ont exprimé leurs doléances au président et au gouvernement de transition. Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
Faire le bilan des acquis de la Transition, éveiller et former la conscience civique des citoyens aux principes démocratiques, promouvoir une culture démocratique axée sur la tolérance, la paix, le pardon et la réconciliation, etc., sont entre autres, les objectifs poursuivis par la Transition à travers cette tournée. Elle se veut une manière de permettre aux populations d’apprécier l’action gouvernementale et éventuellement, de proposer des solutions pour une meilleure efficacité.

C’est ce qui justifie la venue de la mission gouvernementale, conduite par le ministre de la Communication, M. Frédéric A. K. Nikiéma, dans le Centre-Ouest, précisément à Koudougou, le vendredi 28 août 2015. Ce fut l’occasion de dialoguer avec les forces vives de ladite région et de recueillir leurs impressions et leurs avis sur les acquis de la Transition politique entamée depuis l’insurrection populaire en fin octobre 2014. Dans sa communication, qui a porté sur les objectifs et les acquis de la Transition, le ministre de la Communication a mentionné que la période de Transition est intervenue à un moment où le peuple burkinabè n’avait plus confiance aux institutions républicaines, puisqu’on assistait à un accaparement des richesses par une minorité au détriment de la majorité. Pour ce faire, la Transition a entrepris plusieurs réformes afin de sortir le pays de cette situation. Elle a, par exemple, entrepris un vaste chantier pour donner plus de crédibilité à l’institution judiciaire burkinabè. Ce qui a permis, selon le ministre, d’ouvrir certains dossiers de crimes de sang à savoir les dossiers Thomas Sankara, Norbert Zongo, et bien d’autres dossiers non moins importants. Si pour certains, la Transition a fait de son mieux, d’autres estiment que la Transition pourrait mieux faire car des domaines telles l’éducation et la santé s’y trouvent marginalisés. Ainsi, selon Justin Zongo, étudiant à l’Université de Koudougou, « le bilan n’est pas satisfaisant car les préoccupations sociales qui ont poussé le peuple à sortir dans la rue en octobre dernier n’ont pas été prises en compte par la Transition ». Aussi suggère-t-il que la Transition soit davantage à l’écoute de la population, car « tant que le peuple ne mange pas à sa faim, n’a pas accès à une éducation de qualité et à un logement décent, il est clair que l’insurrection n’aura pas atteint son objectif ». En revanche, selon Naaba Sigiri du quartier de Godin à Koudougou, « un grand effort a été fait par la Transition, en témoignent les différentes réformes qui ont été faites notamment au sein de la Justice, du Conseil constitutionnel ainsi que de la Cour des comptes ». Il a néanmoins invité le gouvernement à persévérer et, au besoin, à entamer d’autres réformes notamment celle relative au statut des chefs traditionnels et des responsables religieux. Au-delà de ce bilan, le ministre a laissé entendre que la Transition a entamé la dernière ligne droite de son mandat, qui doit la conduire vers les élections présidentielles et législatives que tous souhaitent libres, transparentes, équitables et apaisées. A l’en croire, « c’est le dernier chalenge de la Transition, mais c’est aussi le plus grand et le plus difficile ». C’est pourquoi, à l’orée de ces élections, la Transition a entrepris de travailler à renforcer la culture citoyenne et démocratique. C’est dans cette logique que les participants ont été entretenus sur deux autres thèmes à savoir « Le sens du vote et la participation citoyenne aux élections » animé par Abdoul Karim Saïdou et « Le respect des valeurs démocratiques, gage de paix et de cohésion sociale en période électorale » donné par le docteur Julien Nakelsé.

François KABORE
Célestin ZOUMBARA (Collaborateur)

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