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Smockey: « Je n’ai même pas ma propre maison au Burkina! »

| 19.04.2016
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Smockey: « Je n’ai même pas ma propre maison au Burkina! »
© DR / Autre Presse
Smockey: « Je n’ai même pas ma propre maison au Burkina! »
Lors de retour de son séjour londonien où il a reçu le premier prix «Music in Exile Fellow», l’artiste musicien activiste burkinabè Serge Martin Bambara alias Smockey, est revenu sur l’actualité de son pays. Notamment la supposée villa qu’il aurait acquise à Assinie, en Côte d’Ivoire, sous la Transition burkinabè.


En marge de la cérémonie de sa distinction comme meilleur artiste activiste mondial par l’organisation anglaise « Index on Consorship», une organisation anglaise, Smockey a été invité par le Parlement européen à Bruxelles. A cette occasion, Serge Bambara affirme avoir interpellé certains députés européens par rapport à la situation politique dans les Etats africains. Membre fondateur du mouvement le Balai Citoyen (un mouvement fortement impliqué dans l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014) Smockey estime que ce qui importe est que «les Burkinabè puissent continuer dans un contexte pos-insurrectionnel et avoir l’esprit suffisamment critique et objectif».

«Il y a une politique écran de fumée dans laquelle on jette un éclairage sur des faits qui ne sont que du menu fretin», martèle M. Bambara. Pour lui, le président doit urgemment mettre en œuvre son programme de gouvernement pour que les vraies préoccupations du peuple puissent trouver réponses. «On ne fait plaisir à personne quand on veut faire plaisir à tout le monde», renchérit Serge Bambara. Il ajoute que, «dans un pays organisé, il doit avoir aussi un gouvernement organisé et le respect de l’autorité». Et de conclure que 100 jours sont insuffisants pour juger un régime. Cependant, Smockey pense que «c’est l’entrée qui permet d’avoir une idée du plat principal».

Taxé par la rumeur d’avoir acquis une villa à Assinie, en Côte d’Ivoire, sous la Transition, Smockey réagit: «que les gens arrêtent de raconter n’importe quoi. Une voiture et des immeubles ne se cachent pas dans les placards et les salons. Le Burkina Faso est un pays dans lequel on peut tout prouver. On me taxe d’avoir un immeuble en France et à Assinie alors que je n’ai même pas ma propre maison chez moi au Burkina Faso. Je préfère ironiser».

Abel Azonhandé

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