Sécurisation du processus électoral : Les FDS se préparent à l’assaut

| 08.09.2015
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Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
© © DR / Autre Presse
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Edifier un processus électoral transparent et crédible, c’est le but d’un atelier de formation, ouvert dans la matinée du 6 août septembre 2015, à l’attention des forces de défense et de sécurité du Burkina Faso. Pour cette formation, différentes entités militaires et paramilitaires ont 3 jours, pour s’empeigner des enjeux des élections d’octobre et échanger, afin de mettre en place un système pouvant leur permettre de bien sécuriser les élections.


Les forces de défense et de sécurité nationale sont à l’école de l’administration et de la sécurisation du processus électoral et ce, jusqu’au 9 septembre prochain. Il s’agit d’une formation modulaire, dénommée BRIDGE, organisée à leur intention dans le cadre de l’organisation des élections au Burkina Faso. Cette formation modulaire BRIDGE signifie, en d’autres termes, «Bâtir des ressources pour la démocratie, la gouvernance et les élections».

Elle porte entre autres, sur la thématique de l’administration et la sécurisation des élections. Ce qui va permettre aux participants, venus des différents corps militaires et paramilitaires, d’échanger et partager les expériences, afin de mettre en place quelque chose qui puisse permettre d’organiser des élections transparentes et crédibles pour tous.

Pour cette mission, 3 formateurs sont à l’avant-garde pour la concrétisation de cette vision commune, à savoir réussir l’organisation de ces élections. Ils vont échanger sur les questions liées à l’administration des élections, le vote, les dépouillements et à la transmission des résultats, pour une meilleure sécurisation du processus électoral, à entendre Véronique Kando, formatrice et 2e vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Pour le directeur général de la police nationale, Lazare Tarpaga, vice-président de la Commission sécurité, chaque participant doit jouer sa partition le mieux possible, à travers le partage des meilleures expériences possibles. Il a aussi, invité les éléments de forces de défense et de sécurité qui prennent part à cette formation, à se l’approprier le maximum possible, afin de les dupliquer à leurs hommes sur le terrain.

Ils vont avoir à sécuriser près de 18 000 bureaux de vote et la tâche ne s’annonce pas facile et requiert une formation pointue.

C’est dire que les participants vont devenir à leur tour, des formateurs, puisque le module est sanctionné par un certificat, à la fin des 3 jours de formation.

Quant au représentant de la CENI, Bagayan Joachim, c’est une satisfaction de voir concrétiser cette formation à la sécurisation du processus électoral, à l’intention de ces participants. La formation se tient à la suite d’autres déjà tenues à Ouagadougou et à Léo.

Le directeur général de la police, Lazare Tarpaga, lui, revient sur les attentes de la formation. Trois attentes sont formulées. Il attend que les participants puissent s’approprier les enseignements reçus, apporter un plus, en termes de complément et de pouvoir les dupliquer, au profit de leurs hommes.

Yacoub BORO

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