Ces groupes iront demain matin saluer l’Empereur du Gulmu et se rendront ensuite au gouvernorat pour donner 12 heures pour la libération de leurs compagnons, a-t-il ajouté. «Passé cet ultimatum, si les détenus sont gardés dans une gendarmerie de Fada, toutes les brigades du Burkina devront venir à sa rescousse. S’ils sont retenus dans un commissariat, tous les commissariats du Burkina Faso doivent être prêts à venir en aide à ce commissariat», a déclaré Seydou Bikienga. Hier jeudi, dix Koglweogo en provenance de Koupéla, de Pouytenga et de Zorgho ont été interpelés à Fada par la gendarmerie nationale avant d’être transférés devant le parquet pour séquestration, coups et blessures et déportation sur une victime, accusée de vol de bœufs dans une affaire qui remonte à quatre ans. La question de la reconnaissance des groupes d’autodéfense Koglweogo, créés par des populations rurales pour contrer le banditisme, continue de diviser les Burkinabè au regard de la multiplication de leurs exactions. En mi-février, des Koglwéogo de Sapouy (Centre-ouest) avaient opposé une ferme résistance aux forces de sécurité qui voulaient les entendre sur le lynchage d’un présumé voleur de bœuf.
Agence d’Information du Burkina