Le colonel Hubert Yaméogo a précisé qu’il est reproché à ces dix Koglweogo (groupe d’autodéfense), des actes de tortures et de séquestration.
Depuis vendredi soir, des centaines de Koglweogo ont convergé vers Fada pour exiger la libération de leurs camarades, arrêtés et déférés jeudi par la gendarmerie.
Après l’expiration d’un premier ultimatum de 12h, les frondeurs ont donné 72 heures pour obtenir gain de cause.
Samedi matin, une source proche du Parquet confiait à l’AIB, que «la procédure judiciaire suit son cours et aucune libération n’est possible quelle que soit la pression».
La question de la reconnaissance des groupes d’autodéfense Koglweogo, créés par des populations rurales pour contrer le banditisme, continue de diviser les Burkinabè au regard de la multiplication de leurs exactions.
En mi-février, des Koglweogo de Sapouy (Centre-ouest) avaient opposé une ferme résistance aux forces de sécurité qui voulaient les entendre sur le lynchage d’un présumé voleur de bœuf.
Agence d’Information du Burkina