Sit-in devant le Ministère de la Fonction Publique : LOADA face à la pression du Comité des jeunes unis pour l’annulation et la reprise des concours concernés par les cas de fraudes

| 09.09.2015
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Augustin Loada - Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale
© DR / Autre Presse
Augustin Loada - Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale
Depuis le 21 août 2015, les cas de fraudes constaté pendant l’organisation des concours de la Fonction Publique continuent d’alimenter l’actualité. Après une Assemblée Générale le 02 septembre dernier, le Comité des Jeunes Unis pour l’annulation et la reprise des concours concernés par les cas de Fraudes a tenu un sit-in le mardi 08 septembre 2015 devant le Ministère de la Fonction Publique. Il s’est agi pour Hermane Concobo président du comité et les manifestants, de mettre pression au ministre pour la reprise des concours. Ce sit-in a connu la participation de plusieurs organisations de la société civile.


Ce sont des manifestants fortement mobilisés ce mardi 08 septembre devant le Ministère de la Fonction Publique avec pour objectif principal l’annulation et la reprise des concours émaillés de fraudes. En plus de l’annulation, le comité invite le gouvernement à poursuivre le démantèlement du réseau des fraudeurs et à les punir à la hauteur de leur forfait. Pour Hermane Concobo, le comité d’organisation des concours doit être traduit en justice pour payer les frais causé à l’Etat. En plus, pour une fonction publique responsable, le comité des jeunes unis demande au gouvernement de revoir le mode d’évaluation des concours car pour lui les sujets de type psychotechnique n’évaluent pas réellement le niveau des candidats. A l’en croire, pour promouvoir la méritocratie, les sujets doivent avoir un lien avec le type de concours auquel le candidat postule. De plus, eu égard du nombre croissant des diplômés le gouvernement doit élargir le nombre de concours afin de permettre à chacun de se faire une place. Mais en entendant il n’y a aucune possibilité qui puisse garantir l’égalité des chances entre les candidats. C’est pourquoi le comité réclame l’annulation pure et simple des concours concernés sans condition. Hermane Concobo et ses camarades a été reçu par le Directeur de la Communication et de la Presse Ministériel du ministère de la fonction publique. Il a signifié qu’une décision sera prise le mercredi 09 septembre 2015 en conseil des ministres et une conférence de presse sera organisée le jeudi 10 septembre pour donner des informations sur la question. Les manifestants quant à eux proféraient des slogans tels que « non à la fraude », « pour la reprise des concours en avant », « avec la jeunesse tout est possible, sans la jeunesse attention ! »

Les organisations de la société civile étaient de la partie

Tour à tour, les représentants de certaines organisations de la société civile ont pris la parole pour manifester leurs soutiens au Comité des Jeunes Unis. Pour Djibril Siméon représentant de la Coalition Contre la Vie Chère (CCVC), tout ce qui touche à la fraude, à la vie chère touche également la CCVC. Selon lui pour une égalité de chance, d’équité et de transparence il faut tout simplement reprendre les concours concernés par les cas de fraudes. A l’en croire, la reprise permettra de rendre justice à ces milliers de candidats honnêtes et cela s’inscrit dans l’esprit de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2015.

Quant à Patrice Zoehinga président de l’Union Générale des Etudiants Burkinabè (UGEB), le peuple s’est battu pour que ceux qui ne rêvaient pas d’être des ministres le devienne. Dans cette même logique, le peuple va continuer à se battre pour que l’annulation et reprise des concours soit une réalité.

Le Réseau National Anti-corruption était représenté par son secrétaire exécutif adjoint Nakanambo Sagado. Il a affirmé que sa structure est prête à accompagner la lutte. Selon lui, avec la fraude, on ne peut pas construire une fonction publique responsable. De ce fait, il interpelle le gouvernement en ces termes : « si le gouvernement de la transition ne veut pas ajouter une autre tâche noire à son cursus, il doit reprendre les concours »

Le bras de fer est donc engagé entre le gouvernement et la société civile, l’un contre et l’autre pour la reprise des concours.

M’pempé Bernard HIEN

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