Le nouveau président du Conseil constitutionnel remplace à ce poste, Dé Albert Millogo, nommé à la tête de l'institution par l'ancien président Blaise Compaoré.
Kassoum Kambou était jusqu'alors conseiller à la chambre commerciale de la Cour de Cassation à Ouagadougou. Il a été, par ailleurs, ex-président de la Commission d'enquête indépendante sur l'affaire Norbert Zongo.
Le nouveau président du Conseil constitutionnel, est membre du Mouvement burkinabè des droits de l'homme et des peuples (MBDHP), ainsi que du Syndicat burkinabè des magistrats.
Il a été, à plusieurs reprises, membre du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) dont la première session de l'année en cours a été ouverte vendredi dernier.
Lors de sa prestation de serment le 18 novembre 2014, le Président du Faso Michel Kafando avait rappelé aux membres du Conseil Constitutionnel le devoir de respecter et de faire respecter la Constitution.
Kassoum Kambou et son équipe auront pour première mission essentielle, la validation des résultats des futures élections au Burkina Faso.
Les élections couplées (présidentielle et législatives) sont prévues pour le 11 octobre 2015. Ces échéances électorales devront mettre fin à la période de transition, en cours au Burkina Faso, après la démission de Blaise Compaoré.
L'ex président Blaise Compaoré a démissionné le 31 octobre dernier, suite à une insurrection populaire, consécutive à sa volonté de modifier la constitution du Burkina Faso, afin de se maintenir au pouvoir.
Conformément à la charte de transition, des organes ont été mis en place, avec comme Chef de l'Etat, Michel Kafando et Premier ministre, Yacouba Isaac Zida.
La transition, selon la charte, doit avoir une durée maximale de douze mois, à compter de novembre 2014.
ALK/of/APA