Le mercredi 14 mai 2014 à l'hôpital de l'Amitié, une famille était altérée par la douleur de la perte de leur fille Adjara Lido, malgré la joie qu'avait suscitée la venue au monde des trois nouveau-nées.
Adjara Lido a séjourné pendant deux mois chez sa belle-mère, Thérèse Nébié, avant d'être internée à l'hôpital de l'Amitié. Après un mois d'internement, elle accouche par césarienne le lundi 12 mai 2014. Selon la grand-mère des triplés, encore sous le choc, après l'opération, la maman des enfants était toujours éveillée. "
Elle a juste eu le temps de jeter un coup d'œil sur ses enfants, et immédiatement après a fermé les yeux et a commencé à se tordre et à se plaindre de douleur. On a remarqué que son ventre enflait, et le corps médical nous a demandé de remplir un sachet de sable et de l'y déposer. Ce que nous avons fait. Entre-temps, j'ai constaté la présence de sang sur son matelas et elle avait de la peine à respirer. J'en ai informé les soignants, qui sont venus à son secours. Ils l'ont ramenée dans le bloc opératoire. Quelque temps après, un agent a demandé à voir un homme. Le mari d'Adjara, Ousmane Barry, étant parti en pharmacie, je me suis présentée et par la suite j'ai compris qu'on venait de perdre ma belle-fille".
Tels sont les faits contés par la grand-mère des triplés Thérèse Nébié. La défunte mère a été enterrée hier mercredi. Quant aux trois fillettes, transférées de la gynécologie à la pédiatrie, elles se porteraient bien. Et comme le malheur ne vient jamais seul, le jour du décès, le père des triplés a perdu sa moto, volée devant l'hôpital de l'Amitié.
Réprimant difficilement ses larmes, la grand-mère a émis le vœu de voir un élan de solidarité se former autour de ces triplés, car, soutint-elle, leur père ni encore moins elle ne disposent de moyens conséquents pour prendre en charge ces trois nouveau-nées.
Cyrille Zoma