Conduite par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Me Bénéwendé Sankara, la délégation de parlementaires burkinabè, composée des députés Joseph Sama, Reine Bertille Sankandé, Modibeauh Ouattara Kourbié, Jérémie Alexandre Sankara et Salifou Sawadogo et conduite par le député Bénéwendé Stanislas Sankara, premier vice-président de l’Assemblée nationale, a pris part à la session inaugurale à Abuja, au Nigéria. Placée sous la présidence du président sénégalais, Macky Sall et du président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, cette session a été l’occasion pour les 115 députés du parlement de l’organisation sous- régionale, d’assister à la prestation de serment des nouveaux députés, issus des divers parlements nationaux, d’élire le nouveau président et ses quatre vice-présidents, mais aussi de procéder à l’examen et à l’adoption du projet de règlement intérieur de l’institution.
Election du président et adoption du règlement intérieur
Au terme du vote, le Sénégalais Moustapha Cissé a été élu au poste de président, en remplacement du Nigérian Iké Iwerkeremadu. Quant aux postes de premier et deuxième vice-présidents, ils échoient respectivement au Nigéria et à la Côte d’Ivoire, tandis que le Liberia et le Cap-Vert occupent les troisième et quatrième vice-présidences.
Il ressort de cette phase, pilotée par la commission ad hoc, que le nombre des commissions permanentes reste limité à 13 comme ce fut le cas à la législature précédente. Selon la porte-parole de la délégation burkinabè, Reine Bertille Sakandé, «les principaux réaménagements ont consisté en l’éclatement de l’ancienne commission NEPAD et MAEP, la reformulation d’une commission centrée sur le genre et la promotion de la femme et l’éclatement de la commission chargée de l’éducation en deux commissions». Par ailleurs, a-t-elle noté, «les dénominations des commissions permanentes, ainsi que leurs attributions ont été harmonisées en conséquence, dans l’ensemble du texte du projet de règlement intérieur».
Bilan de la participation
A l’issue des concertations entre les parlementaires, le Burkina Faso a engrangé quatre postes dans les organes du parlement de la CEDEAO. Il s’agit notamment, de Reine Bertille Sakandé qui occupe le poste de président de la commission «Genre, promotion de la femme et protection sociale», celui de vice-président de la commission «Communication et technologies de l’information qui revient à Joseph Sama, de rapporteur de la commission des droits de l’homme, protection de l’enfant et des couches vulnérables, assuré par Alexandre Sankara et enfin, celui de deuxième rapporteur de la commission des affaires politiques, paix, sécurité et Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) qui revient à Salifou Sawadogo».
Au terme de cette mission, les parlementaires burkinabè ont, par la voix de leur porte-parole, Mme Sakandé, exprimé leur satisfaction de la qualité de leur participation «active aux travaux en plénière et en commissions» et se sont dit attachés aux valeurs de solidarité, de prospérité et de progrès, chères à la CEDEAO.
En rappel, le parlement de la CEDEAO est une institution de la communauté, créé par l’article 13 du Traité des chefs d’Etat de la CEDEAO. La première législature avait été installée en novembre 2000, à Bamako au Mali, et la toute première session ordinaire s’est tenue en janvier 2001. Il compte au total, 115 députés issus des différents parlements des 15 pays membres de l’organisation. Il a une fonction consultative.
Larissa Sandrine KABORE