A la faveur de l’insurrection d’octobre dernier, le Burkina est en train d’écrire une nouvelle page de son histoire démocratique. La Coalition burkinabè des droits de la femme (CBDF), en tant qu’organisation de défense des droits de la femme, ne peut rester les bras croisés. C’est ainsi qu’avec l’accompagnement de ses partenaires, depuis six mois, elle s’évertue à mettre tous les moyens en œuvre, afin que la seconde moitié du ciel participe pleinement aux élections prochaines.
La CBDF, dans l’accomplissement de sa mission, qui est d’accroître le respect des droits des femmes au niveau national et régional, vise trois enjeux, à savoir :
- l’égalité hommes/femmes et filles/garçons ;
- l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles ;
- l’exercice de la citoyenneté des femmes et leur participation effective au pouvoir.
«L’atelier qui nous réunies ce matin, a pour objectif de renforcer les capacités des femmes en leadership pour une meilleure participation de celles-ci aux élections couplées de 2015», a expliqué la présidente du Conseil d’administration de la structure, Félicité Médah. Elle est convaincue que cet atelier pourra, sans nul doute, préparer les femmes à s’impliquer de manière effective et efficiente, dans le processus électoral en cours. «Cette formation a pu se tenir, grâce à l’appui du Haut-commissariat des droits de l’homme et de l’ONG Oxfam», a-t-elle souligné.
A cette session, il s’agira de renforcer les capacités des participantes, pour que leur implication soit effective dans le déroulement des élections à venir, que se soit en tant que candidates, électrices ou observatrices. Pour la représentante du HCDH, Caroline Ouaffo Wafang, les femmes jouent un rôle majeur dans la vie politique, donc au-delà de la nécessité d’assurer l’égalité des sexes et l’émancipation des femmes, leur participation sous-entend un développement inclusif et durable. «Les échéances prochaines offrent un cadre favorable à la mise en place de stratégies durables pour la participation utile et active des femmes au jeu démocratique qui est en train de se mettre en place», a-t- ajouté.
Elle a affirmé que dans le contexte particulier qu’est celui du Burkina, il est important pour les institutions qu’elles sont, de former les structures locales et, selon Caroline Ouaffo Wafang, la CBDF est bien organisée et a la particularité de regrouper les femmes de différentes expertises. D’où la nécessité de donner aux femmes les outils et les techniques nécessaires à s’assurer que leurs droits soient respectés, durant ces élections et de renforcer leur leadership, car il y a parmi elles, des femmes candidates. «La participation des femmes est un droit fondamental et c’est pour faire respecter ce droit que nous lançons le projet DWELL», a conclu la représentante du HCDH.
Aline Ariane BAMOUNI