Composé de seize membres nommés par le ministère de la Justice sur proposition de la Cour suprême et du mufti, la plus haute autorité religieuse libyenne, ce comité qui sera présidé par un juge comprendra aussi des professeurs d'universités islamiques, selon le document.
Les lois amendées seront ensuite présentées pour adoption au Congrès général libyen (CGN), la plus haute autorité législative du pays.
Une loi instituée par le régime de Mouammar Kadhafi et limitant strictement la polygamie, a été déjà abolie après la révolution de 2011 qui a renversé ce régime.
La décision du ministère de la Justice semble destinée à satisfaire les revendications de certains groupes salafistes.
Lundi, Ansar Ashariaa, le principal groupe salafiste jihadiste libyen, pointé du doigt dans des dizaines d'attaques et d'assassinats dans l'est du pays, a affirmé que la sécurité en Libye était "tributaire" de l'application de la loi islamique.
Ce groupe, dont le QG se trouve à Benghazi, chef lieu de l'Est libyen, a indiqué par ailleurs qu'il ne reconnaissait pas les institutions de l'Etat ni ses services de sécurité, les qualifiant d'apostat et de "Taghout" (forces maléfiques au service de la tyrannie).
Un nouvelle Constitution est en cours d'élaboration, qui devra aborder des questions clé, dont le rôle de la loi islamique, le système politique, la langue officielle du pays ou encore le statut des femmes et des minorités.