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Sécurité alimentaire deux nouveaux projets pour venir à bout de la faim

| 18.06.2015
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Sécurité alimentaire deux nouveaux projets pour venir à bout de la faim
© DR / Autre Presse
Sécurité alimentaire deux nouveaux projets pour venir à bout de la faim
Les ministres en charge de l'agriculture et de la recherche scientifique ont lancé, le mardi 16 juin 2015, à Louda dans la province du Sanmatenga, deux nouveaux projets visant à améliorer la productivité agricole pour une sécurité alimentaire au Burkina Faso.


Le Projet de renforcement de la résilience à l'insécurité alimentaire au Burkina Faso (PRRIA) et le Programme d'amélioration de la Productivité agricole des petits exploitants pour l'Afrique sub-saharienne-Burkina (SAPEP-Burkina) sont les deux projets qui ont été officiellement lancés, le mardi 16 juin 2015 au profit des populations de dix régions du Burkina.

Financé par la Banque islamique de développement (BID) à hauteur de 26 milliards pour le PRRIA et 7 milliards pour le SAPEP-Burkina, ces projets contribueront, selon le ministre en charge de l'agriculture, François Lompo, à minimiser les impacts des sécheresses, de la famine et augmenter la productivité des systèmes de production des petits exploitants en régime pluvial et irrigué. Pour le représentant de la Banque islamique de développement, Ougfaly Badji, le programme résilience est conçu pour améliorer la disponibilité et l'accès aux stocks alimentaires et d'aliment de bétail, réhabiliter et préserver les moyens de subsistance des populations vulnérables, développer les infrastructures et les équipements de récolte, post-récolte et d'utilisation des eaux pluviales. Ayant la tutelle technique du PRRIA, le ministre de l'Agriculture, des ressources hydraulique, de l'assainissement et de la sécurité alimentaire, François Lompo a souligné : «Ce projet concerne environ 60 mille agriculteurs pauvres et des groupes vulnérables avec la priorité accordée aux femmes et aux jeunes en milieu rural dans les régions du Centre-nord, de l'Est et du Sahel sur la période 2014-2019». Et d'ajouter que le SAPEP-Burkina, qui est sous la tutelle technique du ministère de la Recherche scientifique et de l'innovation touchera sur la période 2013-2017, 90 mille ménages des zones d'intervention (Boucle du Mouhoun, Centre-nord, Centre-est, Centre-ouest, Centre-sud, Hauts-Bassins, Plateau central et Nord).

Selon le ministre Lompo, coparrain de la cérémonie, la mise en œuvre du SAPEP permettra de surmonter les contraintes liées à l'amélioration de la productivité agricole, à savoir la dégradation continue des terres, l'inorganisation de la filière semencière, les difficultés d'accès aux marchés et aux services techniques et financiers et l'inefficacité des liens faibles existant entre les institutions de recherche, d'enseignement et de développement au service du monde rural.

Le ministre, pour terminer, a relevé que ces projets permettront de réaliser, entre autres, 13 mille hectares de niébé, 26 mille tonnes de céréales, 93 magasins de stockage d'une capacité de 7 800 tonnes, 32 magasins de warrantage d'une capacité de 3 200 tonnes, 80 mille petits ruminants et 64 unités de volailles traditionnelles.

Souleymane GANSAORE
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