Crise de l’UNPCB

| 22.04.2015
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Crise de l’UNPCB
© DR / Autre Presse
Crise de l’UNPCB
Des producteurs de coton de la région de la Boucle du Mouhoun ont animé, vendredi 10 avril 2015 à Dédougou, un point de presse. C'était pour restituer les accords issus de la rencontre du 3 avril 2015 entre les sociétés cotonnières, les services techniques, le ministère en charge de l'agriculture, et les différents protagonistes de l'Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB).


A l'unanimité, les producteurs de coton du «Grenier» du Burkina Faso ont décidé, au sortir de ce point de presse, de prendre en otage la production cotonnière si d'ici le début de la campagne 2015-2016, l'actuel président de l'UNPCB, Karim Traoré et son équipe ne rendent pas le tablier. «Si rien n'est fait, nous allons syndiquer la filière, prendre notre indépendance, notre autonomie. Nous avons le droit de ne pas cultiver du coton dans nos champs», a martelé Casimir Gnoumou, principal animateur de ce point de presse. D'entrée de jeu, Pascal Bicaba, producteur de coton de la province du Mouhoun, dans sa déclaration préliminaire, a fait l'historique de la lutte qui a vu le jour depuis le 4 novembre 2014, et qui divise l'Union nationale des producteurs de coton du Burkina. Une division qui a donné naissance à deux camps opposés, l'un soutenant l'actuel président de l'Union pendant que l'autre le désavoue. Le camp hostile au président Traoré lui reproche une gestion catastrophique, des détournements de fonds (800 000 000 FCA) et une politisation de l'Union. C'est au vu de cette crise qui secoue l'Union nationale des producteurs du coton du Burkina que le gouvernement, à travers le ministère en charge de l'agriculture, a réuni à la même table pour la deuxième fois les deux camps aux côtés des services techniques dans le but de trouver une solution. Le gouvernement, selon l'animateur principal de la conférence, Casimir Gnoumou, a décidé d'organiser et de tenir un audit sur la gestion de l'UNPCB et des Unions provinciales de 1998 à nos jours, d'accélérer le processus de mise en route de la conformation des organisations des producteurs à l'acte uniforme de l'OHADA, de tenir les élections générales de la base au sommet et enfin d'élaborer un manuel d'audit et de contrôle des organisations des producteurs afin d'anticiper sur d'éventuelles crises.

Stanislas BADO
AIB/ Mouhoun

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