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Burkina: aucune entreprise agricole parmi les 230 créées lors du dernier trimestre

| 09.03.2016
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08 Mars 2016 - L'autonomisation de la femme est un facteur essentiel de développement durable. Au Burkina les différents acteurs l'ont reconnu a travers la commémoration de la JIF 2016 sous le thème "Entrepreneuriat agricole des femmes" obstacles, défis et perspectives". Photo : Dr Edwige Adékambi Domingo - Représentante résidente du Fonds des nations Unies pour la population (UNFPA)
© UNFPA
08 Mars 2016 - L'autonomisation de la femme est un facteur essentiel de développement durable. Au Burkina les différents acteurs l'ont reconnu a travers la commémoration de la JIF 2016 sous le thème "Entrepreneuriat agricole des femmes" obstacles, défis et perspectives". Photo : Dr Edwige Adékambi Domingo - Représentante résidente du Fonds des nations Unies pour la population (UNFPA)
Ouagadougou - Aucune entreprise agricole ne figure parmi les 230, créées entre novembre et janvier au Burkina. Une situation à corriger, si l’on veut mettre les femmes au cœur de l’entreprenariat agricole, a recommandé mardi, la porte-parole des PTF intervenant dans le Fonds commun genre, Edwige Adekanbi.


Seuls les services et le commerce sont concernés par les 230 entreprises créées du 16 novembre 2015 au 15 janvier 2016, a indiqué Edwige Adekanbi, lors la célébration de la journée internationale de la femme à Ouagadougou, placé sous le thème : «Entreprenariat agricole des femmes: obstacles, défis et perspectives».

Selon la porte-parole des Partenaires techniques et financiers du Fonds commun genre, cette situation est inacceptable dans un pays, où l’agriculture occupe 72% de la population active et constitue la première source de revenus et de subsistance pour plus de la moitié de la population.

«Le Burkina ne peut jamais parler de développement économique et social et de sécurité alimentaire, si le potentiel du secteur agricole n’est pas valorisé», a assuré Edwige Adekanbi.

Le gouverneur de la Région du Centre Joachim Somda, se fondant sur une analyse des résultats du recensement général de l’agriculture de 2009, a affirmé qu’avec seulement 14, 28% de véritables entrepreneurs agricoles, le Burkina Faso atteindra l’autosuffisance alimentaire.

Toutefois, Edwige Adekanbi a «fortement espéré que les femmes ne soient pas en marge des initiatives visant la promotion de l’entreprenariat agricole», car, elles effectuent au Burkina, près de 80% des travaux agricoles et constituent de ce fait, «la frange la plus dynamique».

«Si vous enlevez les femmes, il y aura plus de riz à Bagrépole (très importante rizière située dans le Centre-est du Burkina)», a soutenu Mme Adekanbi.

Pour ce faire, elle a invité le gouvernement burkinabè à favoriser «l’accès des femmes aux ressources stratégiques (terre, eau) ainsi qu’à leurs contrôles».

Edwige Adekanbi a également exhorté les autres Fonds à emboiter le pas duFonds burkinabè de développement économique et social, qui a ouvert un guichet d’appui à l’entreprenariat féminin, doté de six milliards de FCFA en 2015.

«En tant que partenaires techniques et financiers, organisés au sein du cadre de concertation genre, nous avons décidé d’inscrire dans les axes stratégiques du Fonds commun genre, l’entreprenariat féminin en tant que domaine d’intervention. L’objectif étant d’apporter un appui aux entreprises dirigées par les femmes et d’amener celles qui ont cette ambition à s’y investir», a-t-elle promis.

«Nous sommes également engagés à soutenir les efforts du gouvernement afin que le pays se dote d’un cadre institutionnel et d’outils qui lui permettent de définir une vision et des orientations stratégiques, ainsi que des plans opérationnels de promotion de l’entreprenariat féminin», a-t-elle ajouté.

Selon Edwige Adekanbi, «l’égalité entre les hommes et les femmes est gage de justice et de développement» et «c’est ensemble, hommes et femmes, que nous pouvons continuer à éclore et à promouvoir les talents des femmes, que nous pourrons continuons à protéger les femmes et les filles contre d’autres fléaux comme la mortalité maternelle, les mutilations génitales féminines».

Agence d’Information du Burkina
taa

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