L'Observateur Paalga, le doyen des quotidiens privés du Burkina Faso, affiche à sa Une : « Situation nationale : le RSP sur la sellette », publiant également la réaction des acteurs politiques et de la société civile.
Pour sa part, le journal Le Quotidien titre : « Dissolution du RSP : les manifestants persistent et signent », parlant de la manifestation nationale prévue pour demain samedi, pour protester contre les menace à la Transition.
Selon ce journal, suite à la matinée chaude à présidence, avec le mouvement d'humeur des éléments du Régiment de la sécurité présidentielle, remontés contre le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida le 4 février 2015, des mouvements de la société civile se sont spontanément constitués pour sonner le glas de la mobilisation en vue de soutenir la Transition.
« Mieux, ces organisations de la société civile demandent la dissolution pure et simple du RSP. Des membres des OSC ont encore pris d'assaut la place de la Nation le 5 février 2015 pour réitérer leur engagement à ce que la question du RSP soit définitivement tranchée », écrit Le Quotidien.
Quant au journal Aujourd'hui au Faso, il mentionne en Une : « RSP : L'opposition dénonce une +immixtion inacceptable+ ».
Le quotidien souligne que 24 heures après le mouvement d'humeur du RSP, qui a conduit à l'annulation du conseil des ministres, prévu pour se tenir le mercredi 5 février 2015, les partis politiques, membres de l'ex-Chef de file de l'opposition politique (CFOP) et la Coordination des organisations de la société civile se sont réunis d'urgence, le jeudi 5 février 2015 à Ouagadougou.
« L'objectif de cette réunion de crise était de déterminer la conduite à tenir face à +l'immixtion grave de la garde présidentielle dans le fonctionnement des organes de la transition+», indique le confrère.
« Menace à la Transition : les partis de l'ex-CFOP +condamnent fermement+», arbore à sa Une, le quotidien national Sidwaya qui renseigne aussi que «des OSC dénoncent un sabordage».
Le même journal reprend en première page, les propos de l'ambassadeur de la France au Burkina Faso, Giles Thibault qui a affirmé, hier jeudi, à l'issue d'une audience avec le Premier ministre que «l'intérêt général doit prévaloir sur les intérêts particuliers».
De son côté, Le Quotidien cite à sa Une, l'ambassadeur des Etats unis d'Amérique (USA) au Burkina Faso qui a déclaré que «les Etats unis ne tolérons pas une division du peuple burkinabè».
ALK/of/APA