L'Espace culturel Gambidi, l'Institut Imagine, Seydoni Burkina, l'Atelier-Théâtre Burkinabè (ATB), le Centre culturel burkinabè Georges-Kaboré et l'Ecole Danse Irène- Tassembédo (EDIT) ont reçu l'un après l'autre, la visite du ministre de la Culture et du Tourisme (MCT), Jean Claude Dioma, le mardi 14 juillet 2015 à Ouagadougou. C'est dans une ambiance de gaité, empreinte d'humour que celui-ci et sa délégation ont été accueillis par les différents responsables desdites structures. Le chef du département de la Culture a pu ainsi visiter des salles de théâtre, de danse, de projection, d'exposition d'art, de pavillon d'expédition, des places de spectacles, des studios, un pôle d'archives audiovisuelles avec à la clé, des prestations de danse et de projections de courts films servis à l'hôte du jour et ses collaborateurs. Au cours des échanges à bâtons rompus avec ses vis-à-vis, M. Dioma les a félicités de vive voix pour leur abnégation et leur courage à maintenir ces espaces toujours vivants. «Nous sommes venus vous encourager et vous apporter notre appui moral», a-t-il affirmé. Et d'ajouter: «je suis un ministre de transition, mais, je poserai de solides jalons pour que personne ne vienne les remettre en cause». Les premiers responsables de ces espaces, à savoir Claude Guingané, Gaston Kaboré, Richard Traoré, Prosper Kompaoré, Georges Kaboré, Irène Tassembédo ont dit être très satisfaits et fiers de cette visite du MCT.
L'importance des ressources humaines
Toutefois, "Les moyens qui sont à notre disposition ne sont pas à la hauteur de ce que nous espérons. Nous avons besoin du soutien de nos autorités pour nous réaliser", a fait savoir la patronne d'EDIT, Irène Tassembédo. Le Burkina Faso est riche de ses hommes. Fort de ce constat, elle a plaidé pour une véritable formation des ressources humaines, notamment dans le secteur de la culture. Abondant dans le sens de son interlocutrice, le ministre Dioma a indiqué que sa visite a pour but de faire en sorte que le commun des Burkinabè appréhendent à la fois le sens et les conditions de travail des acteurs culturels. Selon lui, la plupart des Burkinabè y compris certains travailleurs de la culture ne saisissent pas toute la portée de la culture. Celle-ci, a-t-il regretté, ne se confine pas seulement à la danse et au chant. Pour M. Dioma, elle va au-delà de la simple gestuelle et de la mélodie. "Je pense que tous les acteurs à qui nous avons rendu visite portent un intérêt particulier à leur métier. Mais, ils ont seulement besoin qu'on leur fasse comprendre l'apport non négligeable de la Culture dans le processus de développement du pays", a-t-il dit. Tous ces espaces tels que EDIT, l'ATB, le Carrefour international du théâtre de Ouagadougou (CITO), à l'en croire, méritent davantage de soutien de la part des pouvoirs publics. " Ce sont des structures par excellence qui valorisent le Burkina Faso à l'extérieur. L'Etat a donc un devoir de soutenir ces espaces qui font la fierté de notre pays", a-t-il conclu.
Elélé KANTORO
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