Connaître les forces et les faiblesses du FESPACO dans le but de chercher les voies et moyens pour les surmonter, tel est l'objectif principal qui a conduit les premiers responsables de l'institution à faire une étude sur le plan stratégique de développement du FESPACO. « Nous sommes dans un secteur concurrentiel, les financements sont de plus en plus rares, le coût du tournage des films augmente d'année en année... C'est pour ça qu'il y a besoin d'un regard d'experts pour pouvoir identifier quels sont les faiblesses, quelles sont les perspectives et sur quoi le FESPACO doit travailler dans les prochaines années » a déclaré Guy Désiré YAMEOGO, représentant le Directeur Général du FESPACO.
Intitulée « Assistance technique pour l'élaboration du plan stratégique de développement du Festival Panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou », l'étude a été menée pendant deux mois par deux experts de l'Union Européenne (Patricio Jeretic et Lucas Rosant) sur le financement de cette même institution.
De cette étude, il ressort selon les deux experts que le FESPACO regorge des forces qui sont entre autres, la popularité et la visibilité politique du Burkina Faso, la renommée du FESPACO en Afrique, la présence d'une structure et d'une équipe permanente.
Du coté des limites, les experts ont fait savoir que la biennale du cinéma africain a une faiblesse organisationnelle face à un environnement évolutif et concurrentiel au niveau international, que cette institution culturelle souffre d'un manque d'infrastructures.
Il est également ressorti que le FESPACO a une participation relative limitée de certaines régions africaines et souffre d'une visibilité internationale limitée avec cependant une faible présence dans les médias.
Face à ces maux qui freinent le développement de la biennale du cinéma, les experts ont dégagé un certains nombre de perspectives qui seront débattus en plénière au cours de la réunion de restitution de l'étude par les participants.
Ceux-ci sont des responsables du FESPACO, du ministère de la Culture et du tourisme, de la direction générale de la coopération (DGCOOP) et de l'Union européenne.
Adama OUEDRAOGO/ Bienvenu MEDAH